Samedi 29 janvier, la bibliothèque d'Archiac ouvrait ses portes au grand public pour que Jean-Claude Suire, molafabophile (collectionneur de moulins à café) puisse faire découvrir sa collection et partager avec les visiteurs sa passion et ses connaissances sur cet objet ménager d'antan.
En matinée, Philippe Gare, cafetier-torréfacteur à Cognac, a permis aux très nombreux visiteurs du jour de découvrir les saveurs des cafés du Kenya, de l'Éthiopie et du Costa Rica, un moment de convivialité apprécié de tous.
Jean-Claude Suire raconte : « J'ai débuté cette collection il y a une quinzaine d'années. C'est mon épouse qui, à l'origine, voulait deux moulins à café anciens traditionnels pour décorer sa cuisine. Ce fut le déclic d'une passion et, depuis, nous parcourons les brocantes et les vide-greniers à la recherche du moulin insolite. À ce jour, nous possédons une centaine de pièces et continuons avec mon épouse à chiner pour compléter notre collection. »
Depuis Louis XIV
Une superbe collection qui, et c'est fort légitime a fait quelques envieux devant ces objets d'art populaire, admirablement mis en scène.
Le moulin à café est l'un de nos plus beaux objets d'art populaire, sa variété est infinie et les modèles innombrables. Il a accompagné et rythmé la vie de nos aïeules depuis le règne de Louis XIV. Le café est apparu en France en 1669 et ce fut alors le début d'une extraordinaire aventure pour ce moulin broyeur.
À cette époque, évidemment, le moulin à café, tel que nous l'entendons aujourd'hui, n'existait pas. On s'est donc servi des moulins à épices très en vogue à la cour. Mais rapidement, il a fallu imaginer un autre ustensile car les grains de café encrassaient la noix et la contre-noix du mécanisme. Les dinandiers se sont mis à la tâche, et très vite apparurent de multiples modèles, la plupart en fer puis, au fil du temps, le moulin prit la forme qu'on lui connaît de nos jours.
De table, mural, de comptoir, militaire, de voyage, tous ces objets sont les témoins de leur temps, et depuis le milieu du XIXe siècle, avec l'industrialisation, le compagnon fidèle de la ménagère.
Vers les années 1930, le moulin mural connu un vif succès, détrôné ensuite par le moulin électrique.