La guerre des capsules de café continue. Alors que l’issue du combat judiciaire que se livrent Nespresso et Denner est encore incertaine, les divers acteurs du marché continuent à croiser le fer. Le dernier événement à faire des étincelles est le récent lancement par la filiale de Nestlé d’une nouvelle machine. Celle-ci serait équipée d’un système de puces permettant d’éjecter toute dosette d’une marque étrangère. Indignés, les concurrents ont dénoncé le cas à la Commission de la concurrence.
Pas de répit sur le front des capsules de café: alors que l’issue du combat judiciaire que se livrent Nespresso et Denner est encore incertaine, les divers acteurs du marché continuent à croiser le fer. Le dernier événement à avoir fait des étincelles est le lancement par la filiale de Nestlé, jeudi passé devant un panel de journalistes triés sur le volet, de sa machine baptisée «Pixie». Une innovation qui n’a pas tardé à éveiller les soupçons de la presse et des concurrents du géant alimentaire vaudois.
C’est le quotidien alémanique «Blick» qui a ouvert les feux, rapportant des rumeurs selon lesquelles le nouveau bébé de Nespresso serait équipé d’un système de puces permettant d’éjecter toute capsule d’une marque concurrente. Indignée, l’entreprise Ethical Coffee Company (ECC) a réagi en diffusant un communiqué de presse la veille de la présentation de «Pixie». La société fondée par Jean-Paul Gaillard, ex-directeur de Nespresso, y dénonce une entrave à la libre concurrence.
Interrogé par «La Liberté», un porte- parole de la marque popularisée par George Clooney a démenti toute velléité de rendre certaines capsules incompatibles avec sa dernière-née. «Nespresso a conçu cette machine pour qu’elle permette aux utilisateurs d’économiser du temps et de l’espace, ainsi que de réduire leur consommation d’énergie.» Et d’ajouter que dans un contexte de recherche permanente de performance, «nous ne nous excusons pas du fait que notre capsule et notre système ont été conçus pour fonctionner parfaitement ensemble.»