Christian Poincheval, un Mayennais de 61 ans, a déjà inventé le papier toilette imprimé et didactique, médaille d'or au Concours Lépine, puis des pilules à parfumer les pets. Il vient de mettre au point le café prêt à boire en brique. Doux ou corsé, à déguster glacé ou réchauffé au micro-ondes. Un café qu'on croirait tout frais filtré. Bien noir, avec une légère écume fauve sur les bords de la tasse...
L'idée est venue à l'inventeur au chapeau melon, il y a deux ans, en arpentant les rayons des supermarchés. « En brique, on trouve du lait, de la soupe, des jus de fruits... Mais pas de café. C'est pourtant la deuxième boisson la plus consommée au monde », explique-t-il. Il s'est souvenu de sa grand-mère, qui préparait le café pour la semaine et le conservait dans un pot de terre : « Je me suis dit que ça devait bien se conserver. »
Christian Poincheval est allé frapper aux portes des industriels. Les entreprises Tetra Pak, qui fabrique les briques cartonnées, et Sojasun, près de Rennes, ont vu le potentiel. Avec les Cafés Richard, l'inventeur a conçu et installé quatre percolateurs de 80 litres dans les Ateliers de la Pommeraie, un centre d'aide par le travail, à Argentan (Orne). Il reversera 10 centimes par litre vendu à l'association Handi Chiens, qu'il a créée pour offrir des chiens d'assistance aux handicapés.
Ses briques de café seront commercialisées dans plusieurs enseignes Leclerc et Système U, sous l'appellation de Lutin Malin. À moins de 3 ? le litre. Christian Poincheval vise une production de 85 000 litres par an.