Olivier RENAULT du journal Ouest France vous propose de vous faire découvrir les bouquets de saveurs des torréfacteurs. Au Mans, trois maisons torréfient leurs cafés sur place. Qu'est-ce que ça change ? D'où viennent les cafés ? Leurs différences ? Leurs prix ?
L'exigence n° 1, c'est la qualité ! C'est pour elle que le client vient chez eux c'est pourquoi, avant d'acheter un lot, les torréfacteurs le goûtent. « Nous achetons le café vert à des importateurs-sélectionneurs, explique Bruno Clément, patron de la brûlerie Boc. Ils nous envoient un échantillon de chaque lot ¯ une partie en torréfié, l'autre en vert ¯ pour que nous puissions le goûter. »
« Ce sont des cafés qui proviennent de petits terroirs, explique Rolland Auffret. Ils ont des goûts bien spécifiques. » Pour bien comprendre la nuance, l'exemple du vin vient à la rescousse : le café de plantation est au Pure origine ce qu'un Pauillac est au Bordeaux.
Grosso modo, les prix ne varient pas beaucoup d'une maison à l'autre. Ils s'inscrivent dans une fourchette allant de 3 € à 5 € les 250 g (selon les origines, les mélanges, etc.). Mais certains cafés peuvent atteindre des prix beaucoup plus élevés. C'est le cas du Blue mountain ¯ « un excellent café, très recherché qui provient d'une petite plantation de Jamaïque » ¯ que l'on trouve au Palais du café à 27 € les 250 g.
Arabica et robusta sont les deux principales variétés de caféiers. « Le robusta c'était le café des colonies, détaille Loïc Péant, responsable du café chez Reignier. On en buvait beaucoup autrefois. Aujourd'hui la préférence des consommateurs va à l'arabica. » Reignier propose cependant un 100 % robusta d'Indonésie qui a ses adeptes.