Canoe.ca s’est rendu dans une région caféière du Honduras, à l’invitation de Van Houtte, pour voir à quoi peut ressembler le parcours du café, consommé dans le monde à raison de 400 milliards de tasses par année. Petit survol.
Oro. Or. C’est comme ça que l’on nomme le café au Honduras. Plus précisément, c’est le nom qu’on donne au «café vert», c’est-à-dire aux grains de café non encore torréfiés. Vous n’y avez sans doute pas songé en prenant votre première tasse ce matin, mais votre café vaut effectivement de l’or si l’on considère tout le chemin qu’il a parcouru avant de venir vous fouetter les neurones à domicile.
Le village de San Luis Planes ne voit passer qu’une centaine de touristes par année - et encore. Dans ses rues de terre, ce sont des agriculteurs, arborant souvent le chapeau de paille traditionnel, que l’on voit circuler.
La très grande majorité des habitants de San Luis Planes vit de la culture du café. Dans cette contrée comme dans bien d’autres, la plupart des caféiculteurs ne possèdent cependant que de très petits lopins de terre. En fait, selon Fairtrade Canada, ce sont les petites entreprises familiales qui produisent plus de 50 % de tout le café consommé dans le monde.
Notre expédition commence à l’extérieur du village, dans les montagnes et dans la bruine, sur une route de terre cabossée. Alex Rosales, le directeur général de la coopérative Montana Verde de San Luis Planes, nous sert de guide. Le long de la route, la végétation luxuriante est parsemée çà et là de modestes maisons souvent sans électricité ni eau courante, parfois même sans latrine. Il faut dire que le Honduras est le deuxième pays le plus pauvre d’Amérique centrale, derrière le Nicaragua.
Notre premier arrêt: une petite plantation familiale à El Jute. Le caféier est un arbuste qui pousse en altitude et qui produit des cerises d’un rouge brillant dans lesquelles se cachent les fèves de café. La récolte n’ayant pas encore eu lieu, les arbustes sont chargés de belles grappes rouges et vertes.
Ici, la récolte se fait à la main, question de récupérer uniquement les cerises bien mûres, et elle est ensuite transportée (à dos d’âne, à dos d’homme ou en camion), vers un petit moulin.
Pour obtenir le café vert ou «or», qui sera plus tard torréfié, il faut débarrasser la fève de ses chairs. Une méthode consiste à laisser la cerise sécher librement; c’est le café «naturel». Ce qu’on retrouve surtout chez nous est un café généralement plus doux dit «lavé». Et c’est chez Mario Roger Hernandez que nous avons droit à la démonstration de ce processus.
En savoir plus : http://fr.canoe.ca/artdevivre/cuisine/article1/2011/04/28/18078071-ca.html